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Comment bien financer son développement ?

Vous trouverez ici tous les conseils nécessaires pour les aspects financement de votre projet

Comment préparer un projet d'investissement ?

Investir est vital pour votre PME : vous pourrez ainsi moderniser votre outil de production, acquérir de nouvelles activités ou conquérir de nouveaux marchés, et ainsi maintenir et développer votre compétitivité et votre rentabilité.

Encore faut-il déterminer que votre projet soit bien rentable et compatible avec les ressources financières disponibles en propre ou par endettement de votre PME.

Première étape : décrire son projet

La première étape est de décrire le plus clairement et le plus précisément possible votre projet d’investissement.

S’agit-il … ?

  • de transformer ou de moderniser votre outil de production, par exemple en investissant dans de nouvelles machines ou des véhicules, en innovant par de nouveaux processus de fabrication ou en lançant de la recherche pour de nouveaux brevets ou par la construction de nouvelles usines ;
  •  d’acquérir de nouvelles activités pour agrandir vos capacités ou diversifier vos produits ou services. Il peut ainsi s’agir, par croissance externe, du rachat d’autres entreprises, dont l’activité est similaire ou complémentaire à la vôtre ;
  •  de conquérir de nouveaux marchés en intégrant un nouveau réseau de distribution, en lançant un programme de commercialisation ou de partenariat à l’international.

Deuxième étape : construire le plan de financement

La deuxième étape de votre préparation est plus financière, elle consiste à construire le plan de financement, en chiffrant votre projet et ses différentes composantes. Le plan de financement, le plus clair et réaliste possible, vous permettra ainsi d’analyser le retour attendu sur votre investissement, les moyens de financement (par autofinancement en partie ou en totalité ou par recours à l’endettement). 
La capacité d’investissement de votre PME est ainsi fonction :

  • d’éléments internes à votre entreprise : son projet d’investissement, son bilan (actif et passif), son niveau d’endettement actuel, sa capacité d’autofinancement, ses perspectives d’activité …
  • d’éléments externes : perspectives de votre secteur d’activité, conjoncture et incidences sur votre entreprise…

Au final, le plan de financement que vous aurez ainsi réalisé vous permettra de conclure si votre projet offre un retour sur investissement intéressant pour votre entreprise, en vous permettant de couvrir vos charges d’endettement et ainsi de déterminer la rentabilité. L’objectif, aussi partagé par votre banque, est que votre projet dégage au final un résultat positif.

Suivant la complexité du projet, la taille et l’activité de votre PME, les éléments qui composent le dossier de financement peuvent varier, mais pour l’essentiel on y retrouve : le plan de financement (avec le coût estimatif de l’investissement, la part d’autofinancement possible…), le compte de résultat prévisionnel (il reprend le niveau d’activité de votre PME avec ses recettes et ses charges, et un prévisionnel sur 5 ans). 

 

Comment faire avec mon banquier? 

La relation entre votre PME et votre banque, ou vos banques si vous en avez plusieurs, est essentielle pour vous comme pour votre banquier. C’est d’abord une relation de partenariat qui vous lie, avec pour objectif commun la pérennité et le développement de votre PME, autour de l’identification des besoins de votre activité et vos projets. La banque vous conseille et s’efforce de vous apporter des solutions, elle recherche pour vous des services et des financements adaptés, en réponse à vos attentes.

L'objectif commun de ce partenariat est la pérennité et le développement de votre entreprise,  autour de l’identification des besoins de votre activité et vos projets.

La banque vous conseille et s’efforce de vous apporter des solutions, elle recherche pour vous des services et des financements adaptés, en réponse à vos attentes.

Créer la confiance

Votre relation avec votre banque est d’abord fondée sur la confiance. Vous travaillez avec elle et vous lui confiez l’activité financière de votre PME parce que vous connaissez ses produits et services, qu’ils sont adaptés à votre activité et parce que vous connaissez votre conseiller bancaire et d’autres experts de votre banque.
Votre banque a aussi confiance dans votre PME : votre conseiller vous connaît, il comprend votre activité et il partage, avec ses responsables au sein de sa banque, la stratégie que vous conduisez dans votre entreprise. Votre banque vous accompagne dans vos besoins réguliers, dans vos nouveaux projets, et peut-être aussi dans des périodes où l’activité est plus tendue.

Dialoguer ensemble

Pour que la relation de confiance soit réciproque entre vous et votre banquier, vous devez d’abord échanger ensemble en toute transparence sur votre PME : passer en revue la période écoulée, vos perspectives d’activité, la stratégie poursuivie et les besoins de financement qui peuvent en découler. Votre banque a besoin d’une information claire sur votre entreprise et d’échanger sur votre stratégie afin d’anticiper les réponses possibles.

Si votre PME a plusieurs banques, vous pouvez entretenir ce dialogue en bilatéral avec chacun de vos conseillers ou vous pouvez également les réunir pour croiser les informations disponibles, leurs points de vue et leurs observations. Ces réunions peuvrent prendre forme de "réunions de transparence" et souvent utlies pour présenter vos bilans annuels, vos projets à venir et les estimations de financement qui vous seront utiles pour les mener à bien.  

Anticiper les projets ou les difficultés

Une des clés dans votre relation réside aussi dans l’anticipation… Il est plus facile que vous, patron de PME, échangiez en amont avec votre conseiller bancaire sur des opportunités que vous identifiez (opération de croissance externe …) et plus encore si vous rencontrez une quelconque difficulté. Plus tôt vous serez entrés en contact, mieux vous pourrez rechercher des solutions ensemble ; la panoplie de ces solutions sera aussi plus étendue.

Attention : en cas de difficultés, dissimuler la réalité à son banquier ou essayer de « gagner du temps » n’est généralement pas bénéfique. En effet, vous vous empêchez alors de rechercher des solutions viables : cela contribue à détériorer les relations.

Le dialogue avec votre banquier s’appuie sur la communication de données fiables : vous avez besoin dans la gestion de votre PME de clarté pour savoir où vous allez. Votre banque doit aussi avoir accès à des données réalistes sur votre entreprise, son activité et ses perspectives, pour adapter ses réponses possible en termes de financement.

Différents tableaux de bord sur votre PME qui feront l’objet d’échanges : plan de financement, trésorerie, prévisionnels1… Ces éléments peuvent être préparés avec vos conseils (comme votre expert comptables). Ils serviront lors des entretiens de suivi réguliers entre votre banque et votre PME, ainsi qu’en appui des demandes de financement. C’est aussi l’occasion de faire un état des lieux de l’évolution des commandes clients, du plan commercial et des grands projets de votre PME.

Au-delà des données sur l'entreprise, l'entretien avec vos banquier peut se dérouler "in situ" dans votre PME. Vous pourrez utilement détailler les spécificités de l'entreprise, de votre d'activité ou envore des profils de clientèle sélectionnés. Votre banquier aura aussi une vision plus transparante et pratique.  

Gérer les désaccords

Comme pour toute relation (celles avec vos clients, vos fournisseurs, les autres entreprises de votre secteur…), les différences de vues sont toujours possibles entre vous et votre banquier. En premier lieu, il faut essayer de vous rencontrer au plus vite et exposer les points de vue afin de rechercher la meilleure solution avec votre conseiller. Si les points de vue divergent toujours, vous pouvez demander à rencontrer un autre responsable de votre banque ou contacter le service de relation clientèle.

Si votre entreprise a un besoin de financement que vous n’avez pas obtenu par votre banque et que vous jugez votre démarche légitime, vous avez la possibilité de solliciter l’intervention de la médiation du crédit aux entreprises, en déposant une demande depuis le site internet : https://mediateur-credit.banque-france.fr/  Ce dispositif permet de rechercher des solutions possibles aux difficultés de trésorerie et de financement des entreprises et des PME, avec les médiateurs nationaux et départementaux et la participation active des banques qui ont nommé des correspondants dans chacun des leurs réseaux. 

 

Choisir le financement adapté pour un investissement? 

Vous pouvez mobiliser différents types de financement, pour la totalité de votre besoin financement ou une partie :

L’autofinancement

Dans ce cas, votre PME mobilise des fonds dont elle dispose : fonds propres, excédent de trésorerie… Cette solution diminue d’autant l’endettement de votre PME. Votre banquier perçoit ainsi votre contribution directe au projet. L’autofinancement a toutefois une limite : une fois consommés pour un investissement, ces fonds doivent être reconstitués pour ne pas mettre en déséquilibre votre bilan.

Le crédit-bail

Il peut être mobilier ou immobilier, suivant que vous souhaitez financer un matériel (machine, véhicule, informatique) ou une usine, un magasin ou un entrepôt. Il peut aussi s’agir de location à longue durée. Le principe est simple : vous n’êtes pas propriétaire du bien, c’est la banque qui en réalise l’acquisition et vous le met à disposition contre le paiement de mensualités ou de loyers, si vous optez pour la location longue durée. Ainsi l’investissement ne pèse pas au bilan de votre PME, il n’est pas inscrit à l’actif et il n’y a pas de crédit qui figure au passif, il n’y a pas non plus d’amortissement à entrer dans votre comptabilité. Cela peut donc représenter pour votre PME une option pour une gestion simplifiée de certains investissements.

Les prêts 

Ils sont à moyen ou long terme (généralement de 2 à 7 ans pour un matériel, ou de 8 à 15 ans pour un bien immobilier). Ils vous servent à financer tout ou partie de votre projet d’investissement, en complément de l’autofinancement que vous pouvez y consacrer. Attention : votre crédit d’investissement devra se retrouver au passif dans votre bilan comptable et le bien que vous avez acquis à l’actif de votre entreprise, et aussi dans la partie « amortissement » de votre comptabilité.

Les autres types de financement

Vous pouvez aussi mobiliser d’autres types de financement, plutôt au capital de votre entreprise (capital amorçage, capital investissement, capital développement, capital-risque …). Pour ces différents cas, votre partenaire aura davantage un rôle d’investisseur que de prêteur, plus clairement il sera présent en haut de bilan de votre PME, aux côtés des fonds propres, avec des objectifs d’accompagnement de votre entreprise sur une période de plus ou moins long terme.

Vous remboursez le crédit d'investissement accordé, selon des échéances indiquées par votre banque, dès l'accord de prêt conclu. Ces échéances peuvent être, suivant le cas, mensuelles, trimestrielles ou définies plus spécifiquement. Le taux d'intérêt peut être à taux fixe ou à taux variable (c'est fréquemment le cas pour les crédits aux entreprises), dans ce dernier cas le taux peut être ou non plafonné. Votre banque peut vous accompagner et vous orienter dans votre recherche d'investisseurs spécialisés en capital développement ou capital risque, il peut d'ailleurs s'agir de filiales bancaires. 

Prévoir les garanties possibles

En appui d’un financement par un crédit moyen ou long terme ou par une solution de crédit-bail, votre partenaire financier vous demandera certainement d’apporter une garantie. Elle permet ainsi le remboursement du crédit, en cas de difficulté de paiement de votre créance.

Votre PME peut notamment apporter en garantie :

  • Un nantissement ou un gage, par exemple le fonds de commerce de votre PME, votre stock, un équipement de production ou encore des actions de votre entreprise si elle est sous forme de société ;
  • Une caution personnelle ;
  • Une garantie bancaire apportée par BPIFrance ou une société de cautionnement mutuel (elle peut être spécifique à votre secteur d’activité).

Pensez dès le montage de votre projet d'investissement aux solutions de garantie que vous pourrez apporter. Si vous avez plusieurs solutions c'est encore mieux: cela vous permettra d'envisager ensemble, avec votre banquier, les différentes possibilités en fonction de vos contraintes et de vos choix respectifs. 

 

La trésorerie, révélatrice de l'état de santé de l'entreprise.

De nombreux chefs d'entreprises surveillent attentivement leur niveau de trésorerie. Chacun sait que les problèmes surgissent lorsque la trésorerie vire au rouge. Or celle-ci est un révélateur de l'état de santé de l'entreprise. L'anticipation permet d'éviter ces soucis. Des soutiens adaptés existent pour répondre aux différentes causes conduisant à un déséquilibre de trésorerie.

La trésorerie : révélateur de la situation de l'entreprise

Le niveau de trésorerie est la conséquence de nombreux événements qui vont l’impacter directement. Si certaines causes l’entrainent vers le rouge, l’existence de l’entreprise est alors menacée.

Certaines causes peuvent survenir brutalement comme la défaillance d’un client. Dans ce cas, le ou les encaissements programmés ne seront pas effectués et le passage d’échéances, elles aussi déjà programmées, sera difficile voire impossible. Selon l’importance de l’encours, la situation peut devenir subitement mortelle pour l’entreprise. Le dirigeant dispose alors de peu de temps pour prendre les décisions qui s’imposent.

Certaines causes s’installent progressivement voire sournoisement :

  • L’allongement des délais des paiements clients et son symétrique, le raccourcissement des délais de paiements fournisseurs,
  • Le ralentissement de l’activité qui réduit les ventes donc les encaissements,
  • La contraction des marges qui fait que le différentiel entre encaissements et décaissements s’amenuise,
  • Les stocks qui augmentent parce que l’on continue de produire ou d’acheter alors que les ventes baissent,
  • Le recours à l’auto financement qui est une très bonne solution pour siphonner la trésorerie, etc.

Certaines causes sont structurelles et sont sans doute les plus mal admises par ceux qui subissent cette situation. Ceci est notamment vrai lorsqu'on a sous-estimé le BFR, soit lors de la séquence de démarrage de l’activité, soit à l’occasion d’une séquence de développement.

Comment maintenir l'équilibre ?

Le principe de base du bon équilibre est que l'entreprise doit vivre avec une trésorerie positive. C’est à dire que le Fonds de Roulement doit couvrir le Besoin en Fonds de Roulement (BFR). Lorsque cette situation n’est pas tenue, l'équilibre est maintenu grâce aux apports extérieurs de différentes natures. Certaines de ces solutions sont plus ou moins fragiles dans le temps et sont soumises aux aléas du contexte économique et de l’environnement financier. Certaines aides publiques existent pour soutenir temporairement la trésorerie de l'entreprise. Ces dispositifs sont à mobiliser dans des cas bien précis.
Autre principe de base : sauf situation particulière, la trésorerie doit être considérée comme "arme de guerre" pour protéger l’exploitation. L'entreprise ne doit pas auto-financer ses immobilisations et elle doit faire sienne cette règle simple : usage long = financement long ; usage court = financement court.

Enfin, la tenue régulière du tableau de trésorerie est la première des recommandations. Une fois en place, cet outil permet de pouvoir anticiper sur les impacts de telle ou telle modification sur le rythme de ses encaissements et de ses décaissements.

Soutenir la trésorerie dans l'exploitation au quotidien : Financer à court terme

Si un financement court terme est nécessaire à la couverture des besoins de trésorerie de votre PME, différentes solutions se présentent à vous. On peut les distinguer en 2 grandes catégories : les crédits de trésorerie et les crédits par mobilisation de créances.

Soutenir la trésorerie en phase de développement

Une autre règle est connue de tous mais est souvent négligée : le BFR est proportionnellement lié au chiffre d’affaires. Le BFR croit en valeur si le chiffre d'affaires augmente. Cette croissance est même souvent accélérée car, en période de croissance de l’activité, les causes de disfonctionnement augmentent : tout va plus vite, les sources de désorganisations deviennent plus nombreuses, etc. La satisfaction et l’euphorie du moment empêchent de voir les difficultés qui vont surgir dans quelques mois. Le dérèglement du BFR est la maladie qui guette l’entreprise en développement.

L'entreprise en développement peut connaitre une période où le rythme de ses décaissements est supérieur au rythme de ses encaissements. Dans l'attente des encaissements, l'entreprise doit continuer à conserver sa trésorerie en équilibre. Plusieurs dispositifs peuvent l'aider dans cette période. Pour les entreprises qui répondent à des commandes publiques, Bpifrance a mis en place Avance +. Cette aide couvre l'entreprise contre tout retard de paiement pour les encaissements provenant du secteur public (sociétés d'économie mixte, collectivités locales, établissements publics, etc.). Ceci permet donc à l'entreprise d’alimenter sa trésorerie à date certaine.

 

Renforcer les financements sur le moyen et le long terme

Comme leur nom l’indique, les solutions dites "court terme" ne permettent pas de corriger durablement la situation de l’entreprise. Il faut donc trouver, autant que faire se peut, à remplacer les solutions court terme chroniques par du moyen long terme.

Pour les entreprises en forte croissance, l'entrée au capital de nouveaux actionnaires peut être une opération à envisager. Ces nouveaux actionnaires peuvent notamment être des fonds d'intervention en fonds propres. Pour les entreprises innovantes, Bpifrance a mis en œuvre une garantie des fonds propres. Cette garantie couvre les risques pour les sociétés de capital-risques ou autres investisseurs qui réalisent un apport en fonds propres à l'entreprise innovante.

La trésorerie de l’entreprise peut être son talon d’Achille. Toute négligence ou manque de prévoyance à ce sujet peut être fatal. Selon les natures des besoins, les causes et les situations, il existe des  réponses appropriées. Toutefois, ces opérations peuvent apparaitre complexes, d’où l’intérêt de se rapprocher de professionnels et d’en discuter en premier lieu avec son expert-comptable.

Comment gérer ma trésorerie?

Pour une bonne gestion de votre PME, vous devez évaluer de façon réaliste et prévoir les décalages de trésorerie, en « positif » ou en « négatif », suivant les encaissements qu’elle reçoit ou les décaissements qu’elle opère.

Ainsi, vous devez estimer le plus précisément possible votre besoin en fonds de roulement. Cet indicateur est fondamental : le besoin en fonds de roulement (BFR) mesure le décalage entre les encaissements et les dépenses. Le BFR vous permet de connaître, particulièrement en cas de trésorerie déficitaire, le montant des fonds à mobiliser.
En cas de BFR négatif (cela signifie que vous avez un excédent de trésorerie), votre PME pourra au contraire placer ses excédents disponibles et ainsi faire fructifier leur rendement.
Selon l’activité, la variabilité saisonnière ou encore la taille de votre entreprise, les estimations ne seront pas à assurer suivant la même périodicité. Néanmoins, sauf cas particuliers, une grande partie des PME fonctionnent avec des prévisionnels de trésorerie mensuels et trimestriels.

Optimiser la gestion

Comme l’essentiel des entreprises, votre PME connaît certainement un décalage dans son cycle d’exploitation entre les dépenses engagées et les recettes qui ne sont pas encore encaissées. Si votre trésorerie disponible est négative, votre PME doit mobiliser des fonds afin d’éviter de se trouver en situation difficile (retards, incidents voire cessations de paiement).
Ainsi vous pouvez d’abord rechercher des solutions pratiques pour réduire le décalage entre vos dépenses et l’encaissement de vos recettes. Par exemple, vous pouvez revoir avec vos clients le délai de règlement des factures, mais aussi anticiper les situations de retard en gérant rigoureusement les règlements de vos factures afin d’éviter qu’elles ne se transforment en factures impayées. Selon la dimension de votre structure et votre organisation, vous pouvez choisir entre l’utilisation de vos moyens internes (service comptabilité ou gestion, et éventuellement trésorier pour les plus grandes PME) ou l’externalisation de ce service auprès d’intervenants extérieurs (votre expert-comptable ou des sociétés spécialisées).
Pour optimiser votre gestion, vous pouvez aussi essayer de faire coïncider le mieux possible les dates de certains décaissements et l’entrée des recettes : ainsi vos décalages de trésorerie pourront être réduits. Par exemple, vous pouvez négocier des dates de paiement avec vos fournisseurs, dans le cadre des obligations légales, ou encore revoir les dates d’encaissement de vos clients.

Financer à court terme

Si un financement court terme est nécessaire à la couverture des besoins de trésorerie de votre PME, différentes solutions se présentent à vous. On peut les distinguer en 2 grandes catégories : les crédits de trésorerie et les crédits par mobilisation de créances.

Pour les plus grosses PME dont l’organisation est déjà fortement structurée, comme pour les ETI et les grandes entreprises, des solutions de financement par les marchés financiers peuvent répondre aux besoins de trésorerie.
Concernant l’essentiel des PME, les principaux financements court terme qui peuvent être mobilisés sont les lignes d’autorisations et crédits de trésorerie :

Les solutions de crédit permettant à votre PME de fonctionner avec un compte en banque débiteur existent. Vous discuterez avec votre conseiller bancaire pour fixer le montant à mettre en place en fonction de la situation de vos affaires en cours et de vos prévisions de trésorerie. Le coût comprend des agios ou intérêts débiteurs.

  • facilité de caisse : son usage est exceptionnel comme pour couvrir un décalage ponctuel de trésorerie, par exemple un règlement urgent et imprévu ou encore un retard de paiement d’une facture par un client ;
  • découvert autorisé : il peut être plus adapté si votre besoin de trésorerie est plus régulier. L’autorisation de découvert qui vous est accordée correspond à un montant débiteur maximum, à ne pas dépasser. Cette autorisation est généralement renouvelée chaque année et calculée pour un montant en rapport avec votre chiffre d’affaires.

Vous pouvez également avoir accès à d’autres types de financements court terme, aussi appelés lignes de trésorerie. Ces crédits sont adaptés en fonction des besoins de votre entreprise, qu’ils soient réguliers (par exemple des délais de paiement consentis aux clients, des stocks de marchandises…) ou plus ponctuels (par exemple un contrat important avec un client ayant un impact fort sur le chiffre d’affaires). Vous aurez ainsi accès à une ligne de crédit mobilisable, que vous pourrez utiliser en totalité ou en partie pour équilibrer vos besoins de trésorerie.

Un crédit de campagne peut être mis en place pour une activité à forte saisonnalité

(ventes importantes sur une courte période).

Source : Fédération Bancaire Française 

Pour identifier les solutions de financement et les accompagnements mobilisables pour réussir votre projet,

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Eric Jemin, gérant de DAO-BE à Avrillé (prestations de services en bureau d'études pour tous secteurs d'activité).

Samuel Henry et Nicolas Gaudin, co-gérants de Arti Steel à Denée.

Michel Perrinet, solution Business Multicanal, société Octave