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MC Plast : encourager l’utilisation de matières premières biosourcées et recyclées

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Découvrez comment Hilaire Coutansais, dirigeant, encourage ses clients à utiliser des matières premières plus respectueuses de l’environnement.

Située à Divatte-sur-Loire en Loire Atlantique, MC Plast est une entreprise d’injection thermoplastique spécialisée dans l’utilisation de plastique recyclé et de plastique biosourcé, plus vertueux pour l’environnement que le plastique issu de pétrochimie. Créé en 1998, elle compte aujourd’hui 7 collaborateurs et travaille majoritairement pour le secteur de la menuiserie industrielle et le caravaning. Découvrez comment Hilaire Coutansais, dirigeant, encourage ses clients à utiliser des matières premières plus respectueuses de l’environnement.

Bureaux MC Plast situés à Divatte-sur-Loire (44)

Portrait de Hilaire Coutansais, dirigeant

Clip à tomates en plastique biosourcé

Quelle était la problématique de départ ? 

Sur les chantiers, dans les transports de marchandises ou même dans l’agriculture, on utilise encore de nombreuses pièces en plastique issues de pétrochimie. Elles sont très souvent à usage unique, mais restent indispensables pour les industries.

 

Depuis 2002, nous proposons des pièces issues de matières biosourcées biodégradables voire compostables. C’est une innovation sur le marché local du Grand Ouest. Nous accompagnons nos clients vers l’utilisation de plastique biosourcé, qui n’utilise pas d’extraction fossile, ou vers l’utilisation de plastique recyclé, qui a déjà eu une première vie. Chaque année, nous industrialisons des millions de pièces qui représentent plusieurs tonnes de thermoplastique à base de plastique biosourcé.

 

Notre objectif est d’aller encore plus loin, en récupérant les pièces à usage unique pour les recycler et en créer d’autres. C’est un projet qui nécessite beaucoup de logistique, mais que nous ne perdons pas de vue.

Comment est fabriqué votre plastique biosourcé ?

Pour pouvoir proposer du plastique biosourcé à nos clients, on utilise principalement une matière issue du PLA (acide polylactique). Dans notre cas, il s’agit d’un plastique issu de déchets de canne à sucre. Importés depuis l’Amérique du Sud, ces déchets servent à la création de PLA dans le monde entier. Notre particularité, c’est que l’on se sert de chutes de productions de PLA déjà vendues en France. L’empreinte carbone est amoindrie, puisqu’il s’agit en réalité de chutes d’un plastique lui-même réalisé à base de déchets.

 

Ce plastique biosourcé, nous le vendons principalement aux maraîchers, qui utilisent nos supports de cultures en plastique biosourcé. A la fin de la saison, ils peuvent évacuer les supports avec les plantations, directement dans le compost. Au bout de 13 semaines, le plastique est composté. On évite alors de nombreuses tonnes de déchets qui partent généralement en enfouissement.

 

En ce qui concerne le plastique recyclé, ce sont principalement des pièces qui servent à transporter des menuiseries (cales, précales, équerres...). Notre objectif est de réussir à créer des boucles circulaires vertueuses, qui permettent de réutiliser les anciennes pièces. La principale difficulté est de faire en sorte que ces pièces ne soient pas jetées sur le chantier et récupérées dans un contenant pour pouvoir être revalorisées.

Comment réussissez-vous à convaincre vos clients d’utiliser du plastique biosourcé ?

Nous avons deux typologies de clients. Certains viennent nous voir avec la volonté de fabriquer une pièce en plastique biosourcé ou recyclé lié à un objectif de réduction de leur impact environnemental. Dans ce cas, nous pouvons leur fournir les quantités collectées et recyclées qui alimentent très souvent leur outil de calcul de bilan carbone.

 

Nous avons d’autres clients qui viennent uniquement pour notre expertise en plastique « classique », puisque nous en fabriquons aussi. Dans ce cas, nous essayons de les diriger vers une solution plus vertueuse pour l’environnement tout en répondant aux besoins d’origine. Le biosourcé représente déjà environ 45 % de nos ventes, notre objectif est que cette part devienne majoritaire.

 

Pour les convaincre, nous essayons de leur faire comprendre que les consommateurs vont de toute façon les pousser à faire du recyclé et qu’ils gagnent à le faire dès maintenant ! Ils pourront alors réellement communiquer sur leurs engagements concrets. La règlementation va aussi bientôt les pousser à utiliser du recyclé, comme c’est déjà le cas pour les pièces d’emballage à usage unique.

Un conseil à donner à un dirigeant qui souhaite se lancer dans une transition durable ?

Il est nécessaire de repenser au sens de son activité, de sa mission et de réfléchir à chaque action que l’on mène. Nous ne pouvons plus nous lancer dans des projets qui augmentent notre impact environnemental. Qu’il s’agisse de prospection client, de sourcing fournisseur, de recherche de nouveaux partenaires, nous devons réfléchir à leur impact environnemental et sociétal. Nous devons faire en sorte de partager la richesse, de ne pas « essorer » un sous-traitant, de faire attention à ce que chacun puisse vivre de son activité, et de penser local plutôt qu’international. Cela nécessite de ne pas forcément aller au moins cher, et de parfois réfléchir à nos productions : est-ce qu’il est vraiment nécessaire de produire, ou pourrions-nous plutôt réutiliser ?

S’engager, pas à pas :

  • S’entourer : clients, partenaires, fournisseurs locaux et responsables
  • Réfléchir au cycle de vie de ses produits (notamment sur la fin de vie)
  • Sensibiliser ses parties prenantes 

En savoir plus : 

Trophées RSE Pay de la Loire : https://trophees-rse.fr/index.php/laureats/

Bilan Carbone de l’ADEME : https://bilans-ges.ademe.fr/

Découvrez les autres témoignages d'entreprises engagés pour réduire leur empreinte carbone :  Macoretz  : "un bilan carbone pour mesurer notre impact"  et bientôt le témoignage de BVI.

Interview réalisée par l'Agence Madison Communication